LA CHAPELLE SAN CIPRIANU À QUERCITELLU
Évêque de Carthage, martyr, sa fête est le 16 septembre, 210-258. Cyprien (Thascius Cæcilius Cyprianus) est né à Carthage dans une famille aristocratique qui occupait depuis des générations des charges sénatoriales. Il était philosophe, avocat et orateur, et il enseignait la rhétorique et jouissait d'une excellente réputation. Sa vocation est née de sa rencontre avec un prêtre chrétien du nom de Caecilianus, il est nommé évêque de Carthage peu après sa conversion, c'est le peuple qui l'obligea à accepter l'épiscopat. Dès ce moment, il renonce au superflu et distribue sa fortune aux pauvres avant de se retirer dans la solitude pour étudier les Écritures. Ses ouvrages lui vaudront d'être considéré comme l'égal des Docteurs de l'Église latine surtout à cause de ses thèses sur l'organisation hiérarchique de l'Église, exposées dans De catholicae ecclesiae unitate ( Sur l'unité de l'Église Catholique ) ; il reste de nombreux ouvrages et soixante-cinq lettres de Cyprien. Une action spirituelle qui ne lui a nullement empêché, sous le règne de l'empereur Gallus, de prêcher la miséricorde en faveur des lapsi (chrétiens qui ont "failli" pendant la persécution de Dèce, fin 249) en plein accord avec l'évêque de Rome Corneille (concile de Carthage de 251) ; cette mansuétude provoque le schisme des rigoristes Félicissimus et Novat (À Rome à la même époque c'est le schisme des Novatiens). Cyprien prônait l'indulgence alors qu'il refusait d'accepter ceux qui tenaient leur foi des hérétiques. À partir de 255, Cyprien se trouve en conflit violent avec le successeur de Corneille, Étienne 1er (254-257) au sujet de la validité du baptême administré par les hérétiques : les conciles de Carthage (255, 256) maintiennent la tradition africaine, qui niait cette validité et rebaptisait les hérétiques qui revenaient à l'Église. Le conflit faillit mener à une rupture, mais, en 257, année du martyre d'Étienne, Cyprien se rallia à la position défendue par celui-ci, qui fut ensuite confirmée par le concile d'Arles en 314 et érigée en position officielle de l'Église tandis que la persécution de Gallus et de Valérien accéléra la fin de la controverse. Durant les nombreuses persécutions qui toucheront la communauté chrétienne de Carthage, Cyprien s'occupera de protéger et de faire fuir ceux dont il avait la charge. Il soignera les malades durant l'épidémie de peste qui frappera sa ville. Finalement, consécutivement aux persécutions qui ont repris sous Valérien, Galère Maximien, après un nouvel interrogatoire, le fait condamner à mort quelques mois après son retour de Curubis. Toute la ville se rassemble pour assister à la mise à mort par décapitation de son évêque le 14 septembre 258. "Que l'on donne vingt-cinq pièce d'or au bourreau" dira-t-il avant de mourir. Le sol avait été recouvert de linges blancs par ses disciples afin de recueillir son sang. Saint Cyprien était le primat d'Afrique. Les Actes de son martyr (Acta proconsularia, procès-verbal officiel du jugement et récit de l'exécution) sont un des plus beaux textes de ce genre qui aient été conservés
Témoignages, tradition et modernité du discours
Cyprien est un écrivain au style limpide, formé aux règles strictes de la rhétorique classique ; cependant, sa langue a déjà les caractéristiques du "latin chrétien". Son œuvre la plus importante est le recueil des Epistulae , ses Lettres (quatre-vingt-une, dont seize de ses correspondants), document de première valeur pour l'histoire de l'Église du IIIe siècle: épiscopat, liturgie, baptême, eucharistie (Ep. , LXIII), vie morale, persécutions. Il a laissé en outre le récit de sa conversion au christianisme ( Ad Donatum ), des ouvrages d'apologétique ( Ad Demetrianum ; Ad Quirinum , recueil de citations bibliques), de morale et de pastorale ( La Toilette des vierges, Les Lapsi, L'Oraison dominicale, Les Bonnes Œuvres et l'Aumône, La Patience , etc.), et surtout un écrit Sur l'unité de l'Église catholique écrit en 251, dont le texte, comme la doctrine, posent encore des problèmes aux partisans de l'œcuménisme. C'est surtout la doctrine de Cyprien sur le fonctionnement "administratif" de l'Église qui intéresse l'historien et le théologien. Cette doctrine est centrée sur l'Église locale et sur son unité (contre les schismes), dont le signe et le fondement sont la présence d'un évêque unique (Ép. , XLIX, 2). Le fondement en est la parole de Jésus à Pierre (Math., XVI, 18). L'unité de l'Église universelle est faite de l'unité dans la foi et de la concorde de tous les évêques qui possèdent tous ensemble l'épiscopat in solidum ( De unitate Ecclésia , V). La doctrine de Cyprien sur la primauté de l'évêque de Rome n'est, malgré tout, pas pleinement cohérente. C'est, pourrait-on dire, une recherche d'équilibre. Chaque évêque est indépendant dans son diocèse et n'a de comptes à rendre qu'à Dieu seul. D'autre part, l'Église de Rome est l'Ecclesia principalats, d'où est sortie l'unité de l'épiscopat (Ép. , LIX, 14); de même que Pierre a reçu une "primauté" comme signe et point de départ de l'unité du Collège apostolique, Rome, l'Église de Pierre (Cathedra Petri ), est le signe de l'unité des évêques entre eux. Mais cela n'implique pas une juridiction de Rome sur l'Église universelle puisque chaque communauté qui célèbre l'eucharistie présidée par son évêque est elle-même l'Église universelle dans la plénitude. Une Église locale, c'est-à-dire une communauté eucharistique communiante autour de son évêque, n'est pas "une partie" de l'Église universelle, mais celle-ci tout entière et pleinement. L'Église universelle, réalité qualitative fondée sur le divin Mystère, ne consiste pas en une addition quantitative des Églises locales existant de par le monde. Chaque évêque représente son Église et ce sont les évêques assemblés qui représentent toute l'Église Chaque évêque pouvant faire dans son église ce que l'évêque de Rome peut légalement faire dans la sienne. Écoutons pour cela la parle de Saint-Cyprien : "l'épiscopat est un tout, que chaque évêque reçoit dans sa plénitude. De même que l'Église est un tout, bien qu'elle s'étende au loin dans une multitude d'Églises qui croissent au fur et à mesure qu'elle devient plus fertile". Cependant, il est certain que Cyprien tient à rester en communion avec l'évêque de Rome, il a d'ailleurs fait plusieurs fois appel à lui au cours de sa vie d'homme d'église. Il lui reconnaît implicitement une autorité qui était déjà dans les faits avant qu'on n'en fît la théologie officielle. Le chapitre IV du De unitate Ecclesiae nous est parvenu en deux recensions. L'une, plus courte, souligne "la primauté donnée à Pierre"; elle est authentique, même si pendant longtemps le doute a été permis. L'autre serait une révision due à Cyprien lui-même lors de ses discussions avec Étienne, mais le débat est encore largement ouvert ! L'ecclésiologie de Cyprien mérite d'être sérieusement étudiée, surtout dans les dialogues qui ont suivi dans l'histoire entre l'Église catholique romaine et l'Église anglicane (épiscopalisme), comme avec les Églises orthodoxes (ecclésiologie de l'Église universelle ou de la communion entre les Églises particulières) ou tout simplement à l'intérieur même de l'Église catholique. En effet, la notion d'Église comme organisation mondiale englobant toutes les communautés locales est une notion tardive (1870 Pie IX). Aujourd'hui comme hier, un évêque a t-il le droit de prétendre seul représenter l'Église Universelle et d'assurer seul sur les hommes sa suprématie en matière de foi et de morale ? Si oui, n'est-ce pas ici une première entrave aux attributs naturels du Seigneur Jésus Christ ? Saint-Cyprien est donc toujours d'actualité !
Remarque
Le 16 septembre est également la fête de saint Corneille, pape et martyr, mort en 253. Le canton de La Porta d'Ampugnani compte deux martyrs décapités, Saint Jean-Baptiste et Saint Cyprien. Les connotations dévolues à un tel symbolisme restent à éluder.
San Cyprianu est très populaire en Corse et de nombreuses paroisses se sont placées sous sa protection : outre Quercitellu, Mursiglia, Curbara, Mazzola, etc...Chaque année, à Curbara, en Balagne, les habitants se rendent pèlerinage à la chapelle consacrée à San Ciprianu, non loin du village du village. C'est ce même jour que le nouveau prieur de la confrérie corbaraise reçoit, au cours d'une cérémonie initiatique, sur son habit blanc de pénitent, le caramail rouge brodé d'or qui sert à le distinguer de ses confrères. Un ex-voto daté de 1719, rappelle l'histoire de cet homme pourchassé par ses ennemis et qui trouva refuge dans la chapelle. Caché au fond de l'abside ses poursuivants ne jetèrent qu'un bref regard dans la chapelle. Prières et invocations de l'homme pourchassé à Saint Cyprien lui sauva la vie. Une autre histoire raconte que cette même chapelle San Ciprianu de Curbara abriterait un trésor que nul n'a, bien sûr, jamais trouvé. Sans doute faut-il rapprocher cette légende de la "cathochite", pierre miraculeuse cachée dans les champs de Saint Augustin.
Lorsque le Ciprianu corse vint au monde, il fut accueilli avec inquiétude, car le jour même de sa naissance, un moine prédit qu'il tuerait ses parents dans sa vingt-cinquième année. Tout au long de son enfance et de sa jeunesse, Ciprianu fut un tel exemple de sagesse que, malgré la lugubre prédiction, ses parents vécurent dans un bonheur constant tout à la joie de ce fils quasiment prodigue. Mais lorsqu'il il eut vingt ans, ses parents se rappelèrent de la terrible prédiction du moine. Sur les conseils du curé, les parents conseillèrent à Ciprianu de s'éloigner, le temps que s'accomplissent les cinq années au terme desquelles le double parricide avait été prédit. Après avoir ramassé quelque argent, les parents de Ciprianu demandèrent à leur fils de partir au loin durant au moins cinq années.
La mort dans l'âme, le bon Ciprianu obéit tristement à ses parents. Un peu plus tard, il fit un mariage d'amour et sa jeune femme le combla en mettant au monde deux beaux enfants. Les parents, avertis se mirent à trouver le temps long. Ciprianu était sur le point d'avoir ses vingt-cinq ans et il leur suffirait d'aller le retrouver le jour même de son entrée dans sa vingt-sixième année pour rendre à jamais caduc le mauvais présage. Impatients, les parents de Ciprianu se mirent en route, prévoyant d'arriver à la bonne date chez leur fils. En chemin, ils oublièrent toute méfiance et frappèrent un jour trop tôt à la porte de la maison de leur fils. Après avoir fait connaissance, leur belle fille, toujours séduisante et attentionnée, les accueillit chaleureusement.
La journée s'achevait, Ciprianu, au champ, n'allait pas tarder à rentrer. Fourbus par le voyage, les parents, en attendant le retour de leur fils, acceptèrent d'aller se dormir un moment dans le lit conjugal. Au même moment, la nuit tombait et Ciprianu quitta les champs. Sur le chemin du retour, il entendit une mystérieuse voix qui lui chantait : Ciprianu, Ciprianu -Lu t'amore hè statu vanu-Lu t'amore hè statu figu-là to moglia hà un amicu ! (Ciprianu, Ciprianu-Ton amour a été vain-Ton amour a été une figue-Ta femme a un ami !). Malgré toute sa bonté, Ciprianu était d'un naturel jaloux. À l'écoute de cette voix, l'esprit hérissé par la haine, il courut en direction de sa maison. Lorsqu'il ouvrit la porte, il se dirigea d'une traite vers la chambre nuptiale plongée dans l'obscurité de la nuit et là, à tâtons, sentit les deux corps endormis. Il sortit alors un couteau et lacera rageusement les deux corps. Alertée par les bruits, la vertueuse épouse se précipita dans la chambre ; hélas ! il était trop tard et le malheureux Ciprianu comprit soudain la gravité de son acte : il venait de tuer son père et sa mère. Il s'effondra sur le lit, torturé par la douleur. Plus tard, il devint fou. La prédiction du moine s'était avérée juste : on n'échappe pas à son destin.
Histoire de l'église San-Ciprianu à Quercitellu
Si l'on en croit l'archéologue Geneviève MORACCHINI-MAZEL, la petite commune de Quercitellu située dans la vallée de l'Ampugnani qui faisait jadis partie de la Communauté de La Porta d'Ampugnani, vit s'élever, au XIIIe siècle une église dédiée à Saint-Cyprien mais les doutes persistent sur sa construction primitive (XIe XIIe siècle ?). Cette église desservait le chef-lieu de la piève d'Ampugnani jusqu'à ce que les habitants de la vallée érigeassent un sanctuaire consacré à Saint-Sébastien, reconstruit d'ailleurs au XIXe siècle après son effondrement accidentel, puis la magnifique église Saint-Jean Baptiste elle-même remaniée postérieurement après avait été pourvue du "campanile" construit à partir de 1720 par Domenicu BAINA et Francesco POMPEI. L'église de Saint-Cyprien a été visitée en 1643 par Mgr MARIANI, évêque de Mariana et Accia. La description qu'en donne le prélat fait état de deux chapelles latérales avec une attribution des autels un peu différente de celle que nous connaissons à l'heure actuelle. Le maître d'autel était consacré à Saint-Cyprien et ceux des deux chapelles latérales l'un à l'Assomption de la Vierge Marie (inchangé), l'autres à Saint Jacques, autel soutenant un grand tableau dédié à Notre Dame du Rosaire replacé après. En 1694, le maître autel est restauré. Cette date apparaît sur le côté orienté au sud. Un changement de dédicace intervient. Il est maintenant consacré à la Vierge Marie comme le montre la lettre M qui est inscrite sur la face tournée vers la nef. Il est large et supporte une structure de bois qui soutient un grand tableau abîmé par la pluie et qui a été sauvé. L'autel dévolu à Saint Jacques le sera à partir de 1694 à Saint Cyprien.
Une communication importante de l'abbé F. CASTA, de l'évêché d'Ajaccio, fait état d'un rapport de l'abbé CASABIANCA curé de Quercitello en 1902 qui attribue la construction des chapelles latérales et leur ouverture dans le mur nord de la nef au chanoine ORSINI (XVIIe siècle ?). Dans le même rapport nous apprenons que l'église paroissiale actuelle dédiée à Saint Charles BORROMÉE a été construite en 1720 (date du campanile de La Porta ) par les habitants de Quercitello sur un terrain appartenant à la famille POMPEI. C'est à l'architecte milanais BAINA que nous devons la décoration de Saint-Charles, le même qui décora l'église Saint Jean-Baptiste de La Porta. Enfin dernière donnée qui est récemment parvenue, celle concernant la traduction du texte en latin surmontant la chaire de la chapelle Saint-Cyprien. On y lit dans la traduction communiquée par le professeur Arlette AMBROSI :
"Qu'ils écoutent la parole de Dieu qui a parlé, qu'ils gardent cette parole".
Saint-Cyprien est demeuré l'antique et traditionnel lieu de culte que les habitants de Quercitello -la commune mère- ne manquer jamais de rallier le 16 septembre de chaque année tant que le culte y put être célébré sans trop de risque.
La toiture commença en effet de se dégrader avec l'exode rural, les crépis s'effondraient, les chauves-souris prenaient possession de la charpente et il fallait attendre l'année 1980 pour que jaillisse une prise de conscience.
L'Association des Amis de Saint-Cyprien peut être fière aujourd'hui du travail accompli essentiellement par le concours financier de la population dynamisée par sont Président, le Docteur Christophe AMBROSI et sa trésorière Mme Lucie ORSINI. La toiture est de nouveau étanche, la pureté des lignes a été restituée par la mise à l'écart d'ajouts baroques que le temps avait à moitié détruits, les chapelles latérales adjointes au chœur au XVIIIe siècle ont été recrépies, une installation électrique mise en place avec le concours du Maire, M. Jules-Marc MATTEI, du Conseiller Général et Régional M. Ours Pierre GRIMALDI et du Président d'électrification de la Haute-Corse , M. Édouard POMPEI, un dallage de pierres de Brando a été spécialement conçu pour s'harmoniser avec les deux styles composant l'ensemble.
Restait à trancher le sort de 3 tableaux autel de l'église. L'état lamentable auquel les avaient réduit les intempéries depuis un demi-siècle ne permettait d'espérer qu'une restauration partielle. Celle-ci a été envisagée par l'association qui, toutefois, pour ne pas laisser aveugle les cadres en stuc qui les avaient abrité, décida de confier à un artiste contemporain, M. Jean CHEYNEL, le soin d'évoquer en deux tableaux l'évêque Cyprien et une Vierge aux Oiseaux qui éclairent le sanctuaire restauré. C'est cette restauration globale que l'évêque d'Ajaccien, Mgr Sauveur CASANOVA a célébré d'une messe le 12 août 1992, la messe consacra le retour au culte ancien de ce vieux sanctuaire réhabilité. Les mânes des anciens se réjouissent de ce retour à la tradition, du fond du petit cimetière situé à quelques pas de l'église, à l'ombre du grand cèdre qui marque depuis des siècles le souvenir de Saint-Cyprien. Au dessus de la porte latérale gauche, deux serpents entrelacés représentant l'infini.
D'après un article paru dans la presse régionale, gentiment prêté par Mme Lucie ORSINI et de renseignements recueillis par le Président de l'association "Les Amis de Saint Cyprien", Christophe AMBROSI. Le travail accompli, l'association est désormais dissoute.
Pourquoi le culte de Saint-Jacques prend fin à Saint-Cyprien ? Si l'histoire de l'église paraît être maintenant bien connue, cette dernière question ne manquera pas d'interpeller le lecteur des lignes qui ont précédé. Que l'on ne compte pas sur l'auteur de ce site pour répondre à cette question. Nous inviterons le visiteur, avant même de pénétrer dans l'église, de bien s'imprégner du décor qui l'entoure. Il y a quelque chose de profondément grec et de quasiment oriental dans ces lieux, a tel point, l'aridité de la pierre en moins, qu'on y sacrifierait volontiers quelques idoles païennes avant même d'y affirmer la toute puissance du Dieu Chrétien. Nul n'y verra ici profanation, mais seulement le temps qui a passé, passe et passera encore. Ce qui choquait, il y a peu de temps, c'était la verticalité du cèdre, arbre phénicien s'il en est (hélas victime du temps) et l'horizontalité des tombes du cimetière, l'ensemble forme croix. Croix : emplacement, méditation, Pétrarque. Il n'est, pour le visiteur, nul question ici de paresse d'esprit, mais d'élévation, de pure et sincère élévation. San Ciprianu est un lieu simple et le sauvage y côtoie l'organisé, la Nature seule paraît y avoir des droits.


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